Cravates tricotées et cravates en laine : les accessoires de cou texturés qui se portent aussi bien de façon décontractée qu’élégante

Par l’équipe éditoriale de Lunepebbla · 2 juin 2026 · Lecture de 9 min

Il existe une catégorie de cravates qui ne cherche pas à être lisse. Pas de lustre, pas de brillant, pas de précision glissante. À la place : une texture visible. Des nœuds de fil que l’on peut sentir sous les doigts. Une surface qui accroche la lumière de manière irrégulière, comme le ferait une veste en tweed ou un pantalon en flanelle. Il s’agit de la cravate tricotée et de la cravate en laine, conçues pour les jours où la soie impeccable semble excessive.

Je porte des cravates texturées plus souvent que je ne l’aurais imaginé. Il y a quelque chose, dans le fait de porter une matière qui semble avoir été fabriquée par une personne plutôt que par une machine, qui change l’énergie d’une tenue. Elle évoque le « week-end », même un mercredi. Voici d’où viennent ces cravates, ce qui les différencie et pourquoi elles sont l’arme secrète des hommes qui s’habillent bien sans donner l’impression d’avoir fait trop d’efforts.

Que sont les cravates tricotées et les cravates en laine ?

Les cravates tricotées et les cravates en laine sont des cravates fabriquées à partir de matières texturées qui rompent délibérément avec la finition lisse et réfléchissante de la soie tissée traditionnelle. Elles se répartissent en trois grandes familles :

  • Les cravates tricotées sont fabriquées sur des machines à tricoter plutôt que tissées sur des métiers à tisser. Cette construction tricotée crée des motifs de points visibles, une légère élasticité et le classique bord inférieur droit. Elles peuvent être confectionnées en soie, en laine, en coton ou en fibres synthétiques (Wikipédia)
  • Les cravates en laine sont tissées à partir de fils de laine (ou de cachemire, ou de mélanges de laine) selon une construction classique de cravate. Elles présentent une surface mate et texturée, avec le toucher doux d’un tissu de costume.
  • Les cravates en soie shantung/tussah sont tissées à partir de soie sauvage (produite par des vers à soie tussah plutôt que par des vers à soie élevés sur des mûriers). La fibre est plus grossière, avec des irrégularités et des épaississements naturels qui créent une surface texturée, légèrement rugueuse (The Textile Eye)

Ce qui unit les trois, c’est le rejet de la douceur uniforme. Là où une cravate classique en soie cherche à paraître parfaite, une cravate texturée veut sembler authentique. Les imperfections sont précisément ce qui compte.


D’où viennent les cravates texturées ?

La cravate tricotée est apparue dans les années 1910 et 1920 comme une alternative populaire à la soie. Selon Ian Drummond Vintage, « la cravate tricotée en laine de 5 cm à bout carré est apparue pour la première fois dans les années 1910 et est depuis passée de mode à plusieurs reprises ». Tie Aficionado confirme qu’elle « est apparue dans les années 1920 et était généralement fabriquée en laine et portée par la classe ouvrière ».

L’essor de la cravate tricotée a été accéléré par deux bouleversements économiques. Pendant la Grande Dépression, la soie était chère ; les tricots de laine et de coton constituaient des solutions abordables que les ouvriers et les étudiants pouvaient réellement acheter. Puis, pendant la Seconde Guerre mondiale, les importations de soie japonaise ont été totalement interrompues. Comme le rapporte Vintage Dancer, « la soie était rare ; les cravates tricotées en rayonne et en laine étaient donc celles qu’il fallait acheter, ou mieux encore, fabriquer (merci, maman !) ».

La nécessité a créé l’habitude. Lorsque l’approvisionnement en soie s’est rétabli après la guerre, les hommes avaient pris goût aux cravates texturées, que la soie lisse ne pouvait pas leur offrir.

Années 1910
La décennie où sont apparues les premières cravates tricotées en laine de 5 cm à bouts carrés. Plus d’un siècle plus tard, le format est essentiellement inchangé : même largeur, même pointe carrée, même confection tricotée.

L’adoption par l’Ivy League

La cravate tricotée a connu son heure de gloire culturelle dans les années 1950 et 1960 sur les campus universitaires américains. Selon Wikipédia, « les cravates tricotées, en particulier les modèles noirs, se sont popularisées sur les campus universitaires dans les années 1960 dans le cadre du style Ivy ». L’association d’une cravate tricotée en soie noire avec une chemise Oxford blanche boutonnée, un pantalon en flanelle grise et un blazer bleu marine est devenue l’une des tenues emblématiques du style de l’Ivy League.

Jay Butler rapporte que Catherine Hayward, directrice de la mode d’Esquire UK, a décrit la cravate tricotée comme « le petit frère rebelle du monde de la cravate ». Cette description saisit quelque chose d’essentiel : la cravate tricotée existe en contraste délibéré avec la soie lisse et raffinée. C’est la cravate que vous choisissez lorsque vous voulez montrer que vous êtes bien habillé, sans être endimanché.

Le petit frère rebelle du monde de la cravate. La cravate que vous choisissez lorsque vous voulez montrer que vous êtes bien habillé, sans être endimanché.

Les Beatles et Bond

Deux influences culturelles ont définitivement ancré la cravate en maille dans l’imaginaire populaire. Les Beatles portaient des cravates en maille noires et étroites dans leurs débuts, rendant ce style synonyme de l’élégance cool des années 1960. Le James Bond de Sean Connery portait une cravate en maille de soie grenadine dans plusieurs films, conférant au style une touche d’élégance inattendue qu’il n’avait jamais eue auparavant. La cravate en maille, née comme vêtement de travail, avait été adoptée par les espions et les rock stars.


De quoi sont faites les cravates texturées ?

Maille de soie

La version la plus raffinée. Le fil de soie est tricoté pour former un tissu plat, légèrement extensible, à la texture distinctive. Les meilleures cravates en maille de soie présentent ce que les Français appellent cri de la soie (« cri de la soie »), un léger crissement produit lorsqu’on manipule le tissu, dû à la torsion du fil de soie (Jay Butler). C’est la version qui convient aux environnements professionnels : suffisamment texturée pour être intéressante, suffisamment raffinée pour rester professionnelle.

Laine

Tissée à partir de fils de laine, souvent selon des armures de flanelle ou de challis. Selon Amidé Hadelin, les cravates en laine sont portées depuis au moins 1827, lorsque l’écrivain Honoré de Balzac mentionna l’utilisation d’une matière en laine pour les cravates. La cravate en laine moderne est un incontournable de l’hiver : aux tons chauds, mate et conçue pour s’accorder avec le poids des tissus de costume épais.

Cachemire

La version luxueuse de la cravate en laine. Plus douce, plus légère, avec une texture de surface plus raffinée. Les cravates en cachemire sont rares, car cette fibre est coûteuse et délicate, mais elles offrent un tombé particulièrement somptueux qu’aucune cravate en soie ou en laine ne peut égaler.

Soie shantung / tussah

Soie sauvage aux irrégularités et aux nœuds naturels. Alors que la soie de mûrier est cultivée pour être lisse et uniforme, la soie tussah conserve la texture rugueuse et organique du cocon d’origine. Le résultat est une cravate qui a l’aspect et le toucher de la soie brute : légèrement rugueuse, aux tons chauds et pleine de caractère. Vintage Dancer note que « la soie grossière et le shantung étaient en vogue au milieu des années 1950 en Amérique ».

Lin et coton

Alternatives estivales. Les cravates en lin ont un froissé naturel et un tombé qui les rendent parfaites pour les tenues habillées par temps chaud. Les cravates en maille de coton sont la variante la plus décontractée, idéale avec un chino et un blazer, là où une cravate en soie semblerait trop habillée.

Le point commun : Tous les matériaux de cravate texturés partagent une caractéristique : ils absorbent la lumière au lieu de la refléter. Cette finition mate leur donne un aspect décontracté. Une cravate en soie capte la lumière et s'impose. Une cravate en maille ou en laine absorbe la lumière et se fait plus discrète. La différence de formalité est d'abord optique, avant d'être liée au matériau.


Pourquoi les cravates en maille ont-elles une extrémité carrée ?

Le bas à coupe droite est la caractéristique la plus reconnaissable d'une cravate en maille, et il existe pour une raison pratique : le tissu tricoté ne peut pas être coupé dans le biais puis replié en pointe comme peut l'être la soie tissée. La construction tricotée forme un tube de tissu dont le bas est simplement fini par un bord droit.

Ce qui avait commencé comme une contrainte de fabrication est devenu une identité stylistique. L'extrémité carrée est désormais si fortement associée aux cravates en maille que les cravates en maille à pointe (qui existent bel et bien) semblent légèrement étranges à la plupart des gens. Le bas plat est devenu le raccourci visuel pour dire « cette cravate est texturée, décontractée et choisie délibérément ».

Elle joue également un rôle stylistique. Le bord droit crée une ligne plus nette lorsqu'il est glissé dans un gilet ou lorsque la cravate tombe à une longueur plus courte. Elle paraît volontairement raccourcie plutôt que trop courte par accident.


Maille ou soie tissée : qu'est-ce qui change réellement ?

  • Finition : La soie tissée reflète la lumière. La maille l'absorbe. La cravate en maille paraît mate, là où la cravate en soie brille
  • Texture : La soie tissée est lisse. La maille présente des motifs de points visibles, des espaces entre les points et une surface légèrement tridimensionnelle. On peut sentir sa structure sous les doigts
  • Nœud : Les cravates en maille forment un nœud plus petit, plus rond et plus compact. Le tissu tricoté se comprime différemment de la soie tissée. Un nœud simple sur une cravate en maille ressemble à un petit bouton net
  • Largeur : Les cravates en maille classiques ont tendance à être plus étroites que les cravates en soie standard, généralement de 5,5 à 7 cm contre 7,5 à 9 cm pour la soie tissée. Cette largeur plus étroite convient à l'esthétique décontractée
  • Épaisseur : Les cravates en maille ont tendance à être légèrement plus lourdes et plus épaisses que les cravates en soie équivalentes. La construction tricotée leur confère une sensation plus dense et plus substantielle
  • Formalité : Une cravate en maille de soie dans une couleur unie et sombre (bleu marine, bordeaux, noir) trouve sa place dans la plupart des contextes professionnels. Une cravate en laine ou une cravate en maille de couleur vive relève plutôt du registre chic décontracté. La texture diminue automatiquement le degré de formalité d'un cran

Comment porter une cravate en maille ou en laine ?

Le classique : veste en tweed + cravate en maille

C’est l’association naturelle. La texture brute du tweed et la surface tricotée de la cravate parlent le même langage visuel. Ajoutez une chemise Oxford à col boutonné et un pantalon en flanelle, et vous obtenez la tenue emblématique de tout professeur, rédacteur et hôte de maison de campagne élégant dans l’histoire du vestiaire masculin.

Décontracter un costume

Un costume bleu marine ou gris anthracite avec une cravate tricotée exprime une décontraction assumée. Vous portez un costume parce que l’occasion l’exige, mais vous choisissez une cravate texturée parce que vous ne prenez pas l’occasion trop au sérieux. C’est le juste équilibre pour les bureaux créatifs, les réunions du vendredi et les événements où être trop habillé est pire que ne pas l’être assez.

Chemise en chambray ou en denim + cravate tricotée

Tout le spectre du décontracté. Une chemise en chambray offre une base brute, proche du vêtement de travail, avec laquelle une cravate en soie lisse jurerait. Une cravate tricotée dans une couleur complémentaire — bordeaux sur bleu, vert forêt sur chambray — complète l’harmonie des textures.

Costume trois pièces avec une cravate en laine

Une cravate en laine avec un costume trois pièces en flanelle ou en tweed crée une allure ton sur ton et monochrome, où chaque élément appartient à la même famille de matières. La cravate se fond dans la tenue au lieu de la ponctuer. C’est le style héritage : tout s’accorde parce que tout est fait dans le même univers de matières.

Lin d’été + cravate en shantung

Costume en lin, chemise en lin, cravate en soie shantung. L’aspect froissé et patiné du lin s’accorde parfaitement à la surface flammée et irrégulière de la soie sauvage. Les deux matières sont plus belles lorsqu’elles ne sont pas parfaites, et l’ensemble dit : « Je me suis habillé pour la chaleur, avec soin et intention. »


Quand porter des cravates texturées ?

  • Cravates en laine : d’octobre à mars. Elles s’accordent avec les tissus épais de l’automne et de l’hiver. Une cravate en laine avec un costume d’été donne l’impression d’être déplacée
  • Cravates en cachemire : de novembre à février. L’option la plus luxueuse et la plus saisonnière. À réserver aux mois les plus froids
  • Cravates tricotées en soie : toute l’année. La teneur en soie leur apporte suffisamment de raffinement pour l’été, tandis que la texture tricotée leur donne assez de tenue pour l’hiver. C’est la cravate texturée la plus polyvalente
  • Cravates en shantung : d’avril à septembre. Cette soie légère et à la texture grossière est faite pour les fortes chaleurs. Elle s’associe naturellement au lin et au coton
  • Cravates tricotées en coton et en lin : de mai à août. L’option la plus décontractée et la plus saisonnière. Strictement réservée aux beaux jours

Comment entretenir les cravates tricotées et en laine ?

  • Roulez, ne les suspendez pas. Les cravates tricotées doivent être roulées sans serrer pour être rangées. Les suspendre étire le tricot, ce que la soie tissée ne fait pas. Roulez-les en partant de l’extrémité étroite et rangez-les à plat dans un tiroir
  • Ne repassez jamais. La chaleur écraserait la texture du tricot et aplatirait le motif des mailles. Utilisez si nécessaire un défroisseur à vapeur pour vêtements réglé sur une température basse
  • Brossez délicatement les cravates en laine. Une brosse douce pour vêtements élimine la poussière et préserve le gonflant de la fibre. Brossez dans un seul sens
  • Nettoyage à sec uniquement en cas de tache. Les cravates tricotées et en laine ne doivent jamais être lavées à la maison. L'eau déforme le tissu tricoté et peut faire rétrécir la laine
  • Protégez-les des mites. Les cravates en laine et en cachemire sont des fibres naturelles qui attirent les mites. Rangez-les avec des blocs de cèdre ou des sachets de lavande dans le tiroir

Pour obtenir les instructions complètes concernant tous les types de cravates, consultez notre Guide d'entretien.


Les cravates texturées méritent-elles une place dans votre rotation ?

Si vous possédez cinq cravates en soie et aucune cravate tricotée ou en laine, vous passez à côté de la pièce de mode masculine la plus polyvalente de votre garde-robe. Cela semble exagéré. Pourtant, ce n'est pas le cas.

Une cravate en soie ne fonctionne que dans un sens : vers plus d'élégance. Elle rend une tenue décontractée plus formelle. Une cravate tricotée ou en laine fonctionne dans les deux sens : elle rend une tenue décontractée plus soignée et une tenue formelle plus décontractée. Cette souplesse bidirectionnelle explique pourquoi les cravates texturées sont portées plus souvent que les cravates en soie lisse suspendues à côté d'elles. Elles conviennent à davantage de situations parce qu'elles ne se limitent pas à un seul degré de formalité.

La texture résout également un problème auquel beaucoup d'hommes sont confrontés sans le savoir : le fossé entre « sans cravate » et « avec cravate ». Dans la garde-robe moderne, les occasions qui exigent une cravate se raréfient. Celles qui en bénéficient sont toujours là. Une cravate tricotée comble ce fossé. C'est une cravate qui ne donne pas l'impression de porter un uniforme. C'est une cravate qui ressemble à un choix.

Il y a un siècle, un homme tricotait sa propre cravate en laine parce qu'il n'avait pas les moyens de s'offrir de la soie. Aujourd'hui, un homme choisit une cravate tricotée parce qu'il en préfère la texture. La matière est passée de la nécessité au luxe. L'esthétique, elle, est restée exactement la même.

Les cravates en soie de Lunepebbla sont tissées en pure soie de mûrier sur des métiers jacquard. Bien que notre collection actuelle se concentre sur le jacquard tissé, le principe de texture et de profondeur reste le même : des motifs teints dans le fil et intégrés à la structure du tissu, plutôt qu'imprimés à sa surface. Découvrez des motifs floraux, botaniques et inspirés de l'art.

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En savoir plus : La cravate seven-fold · La soie madder ancienne · Les cravates Art déco · Guide d'entretien des cravates

Questions fréquemment posées

Peut-on porter une cravate en maille au bureau ?

Oui. Une cravate en maille de soie, de couleur unie sombre (bleu marine, bordeaux, gris anthracite ou noir), convient à la plupart des environnements professionnels. Elle paraît légèrement plus décontractée qu’une cravate en soie lisse, ce qui peut être un avantage dans les bureaux créatifs ou aux codes vestimentaires professionnels décontractés. Les mailles de laine et de coton conviennent mieux aux tenues chic-décontractées.

Quel nœud convient le mieux à une cravate en maille ?

Un nœud simple. La forme asymétrique et compacte du nœud simple convient au caractère décontracté d’une cravate en maille. Évitez le nœud Windsor, trop volumineux et formel pour ce tissu tricoté. La maille forme naturellement un nœud plus petit et plus arrondi, qui est plus élégant lorsqu’il reste simple.

Pourquoi les cravates en maille ont-elles des extrémités carrées ?

Le tissu tricoté ne peut pas être facilement coupé dans le biais et plié en pointe comme peut l’être la soie tissée. L’extrémité droite résulte du processus de fabrication, mais elle est devenue la caractéristique la plus reconnaissable de la cravate en maille et un élément délibéré de son identité décontractée.

Qu’est-ce que la soie shantung ?

La soie shantung est tissée à partir de soie sauvage (tussah) produite par des vers à soie non élevés. Contrairement à la soie de mûrier cultivée et lisse, la soie tussah présente des irrégularités et des épaississements naturels qui créent une surface rugueuse et texturée. Le nom vient de la province du Shandong, en Chine, où ce tissu est apparu.

Peut-on porter une cravate en laine en été ?

Ce n’est pas idéal. Les cravates en laine conviennent mieux à l’automne et à l’hiver, lorsque leur texture mate et épaisse s’accorde avec le poids des tissus de costume de saison. Pour l’été, choisissez plutôt des cravates en maille de soie shantung, de lin ou de coton.

Comment ranger une cravate en maille ?

Roulez-la sans serrer en partant de l’extrémité étroite et rangez-la à plat dans un tiroir. Ne suspendez pas les cravates en maille, car leur structure tricotée peut s’étirer sous leur propre poids avec le temps. Pour les cravates en laine, ajoutez des blocs de cèdre dans le tiroir afin de les protéger des mites.

Quelle est la différence entre une cravate en maille et une cravate grenadine ?

Une cravate en maille est fabriquée sur une machine à tricoter, qui forme des boucles de fil entrelacées. Une cravate grenadine est tissée sur un métier selon un motif ajouré caractéristique, créant une texture semblable à un filet. Toutes deux sont texturées, mais la grenadine est techniquement un tissu tissé et présente généralement une apparence plus raffinée et légèrement plus formelle que la maille.

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